9 novembre 2011

Féministes: toutes des frustrées ?

Avant toute chose, il me faut préciser que la réflexion que je me propose d’entamer se limite aux « dérives potentielles » que peuvent connaître certains courants féministes dans les sociétés occidentales démocratiques. Il ne doit pas être nié que dans de très nombreuses régions du monde, les femmes ne sont pas égales aux hommes, et il n’est donc pas question d’amalgamer combat démocratique des femmes et dérives du féminisme. Ceci étant dit, je me propose dès lors d’aborder le cœur de la réflexion. Je tenterai de pointer quelques dérives avant de m'interroger sur le pourquoi de ces dérives.
Le combat pour l’égalité entre hommes et femmes a permis que soit au moins potentiellement déclaré dans nos sociétés ce que l’on appelle « l’égalité de droits ». Sur le plan juridique tout au moins existe donc une égalité proclamée, même si dans les faits, les discriminations subsistent. Il s’agit cependant de montrer ici que ce combat, toujours en cours, connaît des dérives. J'ai choisi d'en expliciter deux.
La première et principale : la victimisation, d’où découlerait une obligation de reconnaissance de la société d’une condition particulière liée à ce statut. Celle-ci mène parfois selon moi à une volonté de domination et à un sentiment de supériorité de la femme sur l’homme plus que d’égalité entre sexes. Il s’agit en quelque sorte d’un désir de revanche sur l’Histoire de nos sociétés (qui a vu et voit encore le sexe masculin clairement refouler la femme à une basse condition). Les féministes extrémistes condamnent les clichés que la société se fait de la femme : soumise, enceinte jusqu’aux dents, gémissante et maladroite. Mais si l’on regarde d’un peu plus près l’image moyenne qu’elles ont de l’homme, cela ne semble pas mieux, puisque celui-ci est fondamentalement : agressif, idiot, obsédé et alcoolique (ce qui accentue son agressivité primaire). Je caricature sans doute, mais à en croire certains discours, il semble que l’on ne soit pas si loin de cette image ! Ces clichés ne desservent certainement pas la cause qu’elles entendent défendre. Selon moi, prôner le respect des femmes commence par prôner celui de l’homme également, pour ne prôner en fait qu’un seul respect : celui de toute personne, peu importe son genre.
Une seconde dérive d’une approche égalitariste est, d’après mon opinion, qu’elle mène à une confusion fondamentale : l’homme et la femme, s’ils doivent être égaux, ne sont pas pour autant IDENTIQUES. Au nom de « l’égalité hommes-femmes », qui se décline alors plus sur le mode de l’identicité que de l’égalité, on en arrive parfois à du nivellement par le bas. Nous trouvons une illustration de ceci dans les conditions de recrutement des policiers. Auparavant, la taille minimale requise pour exercer la profession était de 175 centimètres. Cette exigence fut jugée discriminatoire et on a rabaissé la condition à 160 centimètres, pour tout le monde. Au nom du sacro-saint principe de l’égalité, on refuse dès lors d’établir des paliers différenciés, et on se retrouve avec des policiers nains…
Les dérives étant maintenant dénoncées, on est en droit de se demander : pourquoi cet « acharnement » de certaines femmes contre les hommes en général ?
Parfois pour de bonnes raisons certainement : dans les féministes « extrêmes », il est probable qu’une bonne partie ait été victime directe ou indirecte d’une discrimination basée sur le sexe, ou de violences physiques et verbales graves. On peut dès lors comprendre leurs réactions exacerbées, mêmes si elles ne sont pas forcément appropriées.
Mais aussi parfois pour de mauvaises. Je lisais dans un article féministe récemment : « Nous ne voulons plus de votre piédestal, où vous nous adorez, femme fatale et inaccessible. Nous ne voulons pas plus de l’étal, où s’exposent les pièces de notre anatomie, cul, nichons, guibolles... ». L’auteur de ces quelques lignes, Anne Zelensky, si on en croit les photos de son meilleur profil puisque publiées sur son site internet, semble pourtant loin de l’Aphrodite dont elle semble se décrire (cf. photo) ! Sans vouloir généraliser, il existe sans doute ce que j’appellerai des « féministes par frustration ». Par frustration de ne pas avoir pu être une femme acceptée, elles entendent riposter par la voie agressive, et condamner ceux qui les ont rejetées, les hommes, en les traitant de « machos ». Je sais que cette dernière réflexion est fortement sujette à critiques et qu’elle ne s’appuie pas sur de vrais fondements. Mais si l’objet de ce blog est de pouvoir laisser des « impressions », et bien il me semble tout à fait adéquat d’y laisser une « impression », sur laquelle je conclurais : les féministes les plus agressives ont soit été de vraies victimes du sexisme, ou bien alors sont simplement de vilaines filles frustrées !

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