9 novembre 2011

Une journée ordinaire

Le tic-tac rassurant de mon réveil, qui berçait ma nuit, se transforme en un bruit strident. Plus aucun doute, une nouvelle journée commence ! Je prends donc mon courage à deux mains, saute de mon lit, file à la salle de bain et prends une douche avec l’espoir d’enfin émerger. Je me savonne avec un gel douche Dove. Ensuite, j’empoigne mon shampoing Timotei et termine mon « nettoyage » par un jet de déodorant Rexona que je dépose à côté de celui de mon coloc de la marque Axe. Je me faufile dans ma robe qui fleure bon la rose grâce à ma poudre à lessiver Omo. Après avoir descendu les escaliers en triple vitesse, j’enfile un petit-déjeuner tout aussi rapidement: thé Lipton, une tartine de planta fin, sans oublier un coup de brosse à dent avec du dentifrice Signal. Je vous fais grâce de la description de ma journée de travail pour en revenir à l’essentiel : mon retour dans mon doux chez-moi. Lancée dans mon élan, je décide d’entreprendre un nettoyage de fond en comble de ma cuisine : Cif, Cajoline, tout y passe. Après cette journée éreintante, je me dis que j’ai bien mérité une glace et file chez le Paki du coin : Ben & Jerry’s, Miko, Magnum, Solero, Cornetto, Viennetta ? Le choix est ardu. Après moultes hésitations, je jette mon dévolu sur un classique Magnum double chocolat. N’ayant plus le courage de cuisiner quoi que ce soit, il ne me reste plus qu’à lancer un lave-vaisselle avec une pastille Sun et à m’écrouler dans mon lit.

Alors vous l’avez trouvé le fil rouge de ma journée ? Unilever bien-sur ! Cette multinationale qui nous fait croire que nous effectuons des choix alors qu’elle ne se prive pas d’annoncer fièrement sur son site que 160 millions de fois par jour, quelqu’un opte pour un produit Unilever dans le monde. Et je rajouterais, pour les moins perspicaces d’entre vous, que 160 millions de fois par jour, quelqu’un participe au chiffre d’affaire d’Unilever. Quant à moi, si j’avais carte blanche pour décrire Unilever, je me contenterais de la définir comme cette multinationale présente sur les cinq continents, qui me donne la désagréable sensation de n’être qu’un mouton de panurge participant passivement à la mondialisation de l’ensemble des pratiques de consommation de cette planète.

1 commentaire:

  1. J'aime beaucoup la forme, mais le fond me semble fort pessimiste. Les pratiques de consommation de cette planète sont elles tellement mauvaises dans le cas d'Unilever (dentifrice, deo, crèmes glaces,..) ? N'est-on pas entrain de contester toute entreprise et institutions qui sont actives dans plusieurs continents? Est-ce possible, et utile de n'utiliser que des produits locaux? La mondialisation et ses pratiques de consommation ont créé le monde dans lequel nous vivons, avec les crises financières, le lobbying, le déséquilibre entre pays, la plupart des loisirs que nous pratiquons avec plaisir, les avancées technologiques d'aujourd'hui en informatique comme en médecine.

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