« Il y avait quelqu’un, il y avait personne »
Ainsi commencent tous les contes persans,
Téhéran 1958,
Lieu où cette histoire se conte comme une prose libre,
Comme une valse enfumée,
Fumée qui si dense, danse sans se dissiper,
Qui résiste au son du violon de Nasser Ali Khan,
Renoncer à la vie pour l’art,
Renoncer à l’amour par confort,
Ce n’est pas une histoire d’amour,
C’est l’histoire d’un trop plein qui se heurte au vide,
D’êtres qui se heurtent en eux mêmes,
D’actes qui se posent pour se défier,
L’instinct se révèle par magie,
La mort jaillit comme échappatoire,
Et l’ennui comme inconditionnel,
« Il n’est meilleur jardin que l’ennui pour faire jaillir les pensées les plus absurdes »
Jardin où l’absurde prend la forme de l’ouate et se condense en nuages,
Jardin où l’absurde s’alimente d’opium,
C’est une valse menée par la magie et l’incertitude,
Rythmée par les soupirs,
Et saluée par les lendemains.
Ainsi, fantasmant, que demain sera certain,
Vous quitterez la salle,
Mais avec l’intime conviction,
Que jamais il ne le sera,
Conte persan il restera.
Selin Benmehrez
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